Anugerah aide les familles vivant dans des régions reculées en leur fournissant des systèmes de traitement de l'eau de pluie.

Dans un Yémen déchiré par la guerre, outre la violence, la famine et la pénurie d’eau constituent des dangers majeurs pour la population. Si le Yémen souffrait déjà d’un manque d’eau avant la guerre, la situation s’est considérablement aggravée au cours des dix dernières années. L’association Anugerah tente de remédier à ce problème grâce à un projet.
Par Anugerah
Le Yémen a longtemps été appelé Al-Yemen al-Said. En français, cela signifie « le Yémen joyeux » et fait référence à la bonne humeur qui caractérise les Yéménites. Actuellement, le pays souffre toutefois fortement d’une décennie de guerre qui a entraîné une augmentation de la pauvreté. Lorsque les combats ont éclaté en 2014, personne ne se doutait que cela conduirait à l’une des plus grandes catastrophes humanitaires au monde. Selon les rapports de l’ONU, la faim et l’eau contaminée sont actuellement plus mortelles que les combats au Yémen.
La tâche de chercher de l’eau incombe souvent aux filles d’un foyer. Le trajet jusqu’au point d’eau le plus proche peut souvent prendre jusqu’à deux heures, exposant les filles à des dangers quotidiens. L’eau qu’elles rapportent est sale et met en danger la santé de toute la famille. À cela s’ajoutent les problèmes de santé liés au poids excessif qu’elles doivent porter. Enfin, les filles sont également retirées de l’école pour aller chercher de l’eau.
En collaboration avec son organisation partenaire locale, l’association Anugerah apporte une solution à ce problème. Les équipes installent des systèmes de traitement de l’eau de pluie, organisent des formations sur leur utilisation et leur entretien et sensibilisent la population aux questions liées à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène.
L’eau potable obtenue protège les participant·es au projet contre les maladies évitables auxquelles ils et elles étaient auparavant exposé·es en raison de la mauvaise qualité de l’eau. Ainsi, les villages renaissent, les familles des régions particulièrement pauvres en eau ont accès à l’eau potable et les enfants peuvent retourner à l’école.
À l’échelle du pays, les 140 installations réalisées chaque année dans le cadre du projet semblent avoir une portée limitée, mais chacune d’entre elles constitue un pas vers Al-Yemen al-Said, le Yémen joyeux.
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