En visitant les projets de Food for the Hungry, Mikaël Amsing a pu constater par lui-même comment les pratiques agroécologiques améliorent la vie des gens.

Fin mars 2026, Mikaël Amsing, d’Interaction, accompagné de deux collaboratrices d’A Rocha Ouganda, a visité les projets menés par FH Ouganda et soutenus par FH Suisse dans le cadre du programme international « Resilience 360 » dans la région d’Amudat, à la Karamoja. C’est là qu’il a fait la connaissance de Liliane, qui a pu améliorer les conditions de vie de sa famille grâce à la création d’un potager.
FH Ouganda appuie les communautés semi-nomades Pokot de la région de la Karamoja à renforcer leur résilience. Traditionnellement, ces communautés faisaient paître leur bétail dans toute la région, jusqu’au Kenya, mais le changement climatique et les réformes agraires accentuent la pression sur la disponibilité des pâturages. Elles doivent en partie se tourner vers l’agriculture et diversifier leurs moyens de subsistance.
FH Uganda initie des groupes de femmes aux pratiques agroécologiques à travers la culture de potagers. Ces dernières sont utilisées pour la conservation des sols et de l’eau et comprennent le compostage, le paillage, la rotation et l’association des cultures et les cultures mixtes, l’agroforesterie, etc. Les femmes peuvent ensuite mettre en pratique dans leurs foyers ce qu’elles ont appris au sein du groupe.
Liliane est l’une des participantes au projet de potager. Avec d’autres femmes de la communauté, elle a aménagé un jardin communautaire dans lequel des plates-bandes ont été créées. Elles ont ensuite été encouragées par le formateur à créer son propre jardin autour de sa maison. Bien qu’elle soit encore confrontée à quelques défis, tels que l’accès aux semences et le point d’eau situé un peu loin de chez elle, elle apprécie déjà les différents changements intervenus depuis qu’elle s’est lancée :
En tant que famille, nous avons désormais des légumes toute l’année. Je peux vendre le surplus pour payer des produits de première nécessité comme du savon ou de l’huile alimentaire. Avec mon groupe, nous avons également vendu quelques légumes au marché local afin d’acheter des livres et des crayons pour l’école du village. (Liliane)

Liliane à côté de son jardin vertical avec Michael, un collaborateur de FH Ouganda.
À Amudat, FH Ouganda soutient, en collaboration avec les autorités publiques, la diversification des moyens de subsistance et encourage en particulier l’autonomisation des femmes. Grâce aux groupes d’épargne et de crédit villageois, les communautés peuvent développer de petites activités lucratives tout en créant des filets de sécurité grâce à la solidarité du groupe. Certains groupes réinvestissent leurs bénéfices dans des projets de plus grande envergure et, avec le soutien de FH, auront bientôt accès aux banques et pourront même sécuriser leurs actifs grâce à la banque numérique.
J’ai été impressionné de voir comment FH Ouganda travaille selon une approche axée sur le système de marché tout au long de la chaîne de valeur, depuis la disponibilité des semences jusqu’aux liens avec les marchés pour la vente de la production qui n’est pas consommée au sein du ménage. Bien que des défis persistent dans cette région très isolée, FH a su libérer le potentiel et les capacités des communautés. Il en résulte un système fonctionnel, mieux à même d’amortir les chocs. (Mikaël Amsing)
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